Welcome PageRESEARCHART CURATIONThe clarity of the labyrinth DetailsBettina SamsonClaire-Jeanne JézéquelJeppe HeinPierre LabatStéphanie NavaRémy RivoireChristine SibranFACULTY EXHIBITIONS TEACHINGDESIGN PROJECTSCV

Research practice based in Paris, and Sydney
Reflections on art, architecture and public space

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LA CLARTÉ DU LABYRINTHE L'exposition s'ouvre avec une pièce de Bettina Samson (1978, Paris) Llano del Rio pop-up (Ozymandias), 2009. Pour cette œuvre, elle découpe le livre dAldous Huxley « Tomorow and Tomorow and Tomorow » pour former la silhouette des ruines de la colonie de Llano del Rio. En effet, peu de temps après sa fondation, ses habitants sont obligés de déménager à cause de leur difficulté daccès à leau... (Marianne Lavanère, Florence Marqueyrol) Le livre dAldous Huxley « Tomorrow and Tomorrow and Tomorrow », découpé pour former un pop-up, est placé à hauteur dyeux sur une console. Dès lentrée, cette pièce nous indique que nous passons dun développement linéaire (des choses, de lhistoire, du temps), à un développement anisomorphe, mettant en jeu une tridimensionnalité spatiale. Les théories dAldous Huxley suggèrent également des explorations dautres dimensions spatiales et temporelles, sous leffet de substances comme la mescaline. De manière plus factuelle, Huxley avait choisi de vivre dans le désert du Mojave (près des ruines de Llano del Rio) de manière à améliorer sa vue, par des exercices mettant en jeu le rapport du proche au lointain. La réalité des distances spatiales est donc mise en rapport avec un imaginaire : celui dHuxley et de sa philosophie, celui des utopies comme celle de Llano del Rio (qui a elle réellement existée). Le « low » du livre (sa matérialité, les traces du temps sur cette édition ancienne) est en rapport avec le « high » de limaginaire, de lespace mental, des développements philosophiques et de lidée dutopie. La Galerie des grands bains douches de Marseille présente des espaces dexposition disposés sur les trois côtés dun patio triangulaire. Ces espaces sont donc vécus comme des lieux de passage, mais le choix de la direction de déambulation joue un rôle sur le sens de la perception de lexposition. Après la première pièce Llano del Rio pop-up (Ozymandias), la coexistence des deux directions de cette « esquisse de labyrinthe » de la galerie participent du thème de lexposition. Bettina Samson avait déjà travaillé en référence à une utopie architecturale : celle de la New Babylon de Constant. Elle avait réalisé à la Zoo galerie lors de lexposition Ice haven lensemble de pièces Le cauchemar de Constant, 2006 (Constant Anton Nieuwenhuys, qui fait partie du mouvement situationniste dans les années 60). Par cette installation, on était en présence dune réalité matérielle des arcs en métal peints. Cette structure était apparemment « transparente », laissant la perception sur lespace libre de tout obstacle en volume, ces structures troublaient néanmoins notre perception, par un jeu de cadrages, et troublaient notre déplacement dans lespace de la galerie. Les choix de parcours y sont déterminants, alors que lespace semble paradoxalement libre au premier coup dœil. Les lignes créaient un espace physique et mental labyrinthique. Cette pièce était un voyage mental énigmatique, jouant avec le vide spatial ou le vide de la représentation. Une pièce, La Grille 2005, sous forme dun entrecroisement de tiges métalliques, posée contre le mur, nous évoque la figure mentale minimale du labyrinthe, non pas à léchelle de lespace dexposition, mais comme un objet que lon aperçoit au cours du parcours.